On aime : l’interview donnée par Cynthia Fleury au journal La Tribune – « Aimer, c’est politique »

Finalement, le cœur a ses raisons que la raison connait.

Chez Genyendo, nous croyons  dans le potentiel unique et la capacité de résilience de chacun. Nous sommes convaincus de la pertinence et de l’efficience de la bienveillance humaine pour développer les richesses individuelles et communes. Ainsi, c’est toujours un plaisir  de lire ou d’entendre des personnes qui prennent la parole pour défendre cette même vision. Nous partageons donc avec vous cette interview intelligente et engageante donnée par Cynthia Fleury au journal La Tribune le 12 mai 2016.

Sur des questions aussi nombreuses mais intrinsèquement liées que la société, l’éducation, l’entreprise, la brillante philosophe et psychanalyste explique qu’ « Aimer, c’est politique »…

 

Cynthia Fleury : “Aimer, c’est politique”
Par Denis Lafay  | 

« Elle est philosophe et psychanalyste, elle exerce comme professeur, chercheur et praticien dans un univers contrasté, composé de prestigieux établissements d’enseignement supérieur (Ecole Polytechnique, Sciences Po Paris, HEC, American University of Paris), du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, de la cellule d’urgence médico-psychologique du Samu, et de l’Hôtel Dieu – où elle vient de créer la première chaire de philosophie en secteur hospitalier. Des métiers, un terrain d’expérimentations et d’actions qui mettent ses convictions à l’épreuve – et se nourrissent – d’un public et d’une matière protéiformes, et qui la confrontent au « Réel ». Un réel dont elle appelle à combattre le « poison » marchand, matérialiste, spéculatif afin d’épanouir « l’être individué », c’est-à-dire l’être sujet, affranchi, désaliéné, singulier, créateur, altruiste et libre qui conditionne son « irremplaçabilité » aujourd’hui menacée. Sa multidisciplinarité confère à Cynthia Fleury d’être particulièrement légitime pour examiner l’humanité de l’Homme dans le prisme des systèmes, des technologies, des performances, du pouvoir et des vassalités qu’il déploie. Son auscultation est radicale, mais aussi espérance si « l’amour » qui construit l’être intrinsèque et l’être social parvient à s’imposer. »

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